SALMIGONDIS DE MOTS

Quoi ? Salmigondis!

À priori, quand j’ai vu «salmigondis» une première fois dans l’éditorial d’un journal je l’ai trouvé amusant. Pour moi ça sonnait comme une classe de poisson qui incluait le saumon. En ce qui me concerne, il était à placer dans la catégorie «Saperlipopette ou spataragonflant».

Je vous donne donc la définition du dictionnaire un peu plus bas, si vous ne l’avez pas déjà cherchée. Et pour ceux qui connaissent le mot, voici quelques synonymes : confusion, macédoine, marmelade, mosaïque, ragoût, patchwork et plus.

DÉFINITION

Allons donc voir ce que le dictionnaire nous donne comme définition pour «Salmigondis» : «ragoût constitué de différentes viandes réchauffées. Assemblage disparate, mélange confus de choses ou de personnes. Ramassis d’idées, de paroles ou d’écrits formant un tout disparate et incohérent.

Ramassis d’idées

Pourquoi je vous parle de salmigondis? Et bien, je veux vous présenter un truc. il pourrait stimuler votre imagination lorsque vous voulez écrire. Ce déclencheur est souvent bien utile. Parce que cette muse ne s’allume pas sur commande et que parfois elle nous fait défaut. C’est la raison pour laquelle «ramassis d’idées» est un très bon synonyme.

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LA COULEUR DE LA FEUILLE

Feuilles de couleur

En 2013, dans un atelier d’écriture auquel je participais, l’animatrice Françoise Grandjean nous présenta des feuilles de couleur diverses pour faire l’exercice proposée. Il y en avait des jaunes, des bleues, des blanches, des mauves, des vertes, des rouges.

On devait en choisir une parmi celles-là. Une fois sélectionnée, nous devions écrire une petite histoire en étant inspirés de la couleur qu’on avait choisie.

La couleur stimule


Dans certains cas ou pour certaines personne le bleu peut représenter la loyauté, sérénité, amour, paix. Alors que le rouge peut engendrer le feu, la joie ou une référence culturelle pour certains.

Faire appel à nos sens

En fait, la couleur n’est qu’un moyen parmi tant d’autres pour déclencher des souvenirs, des mots, des histoires. D’ailleurs tout comme un parfum, une musique ou même un nom peut aussi le faire. D’après cette observation, on comprend que pour créer un tableau ou inventer une romance, on doit faire appel à nos sens pour nous assister dans notre conception ou composition.

Feuille bleue ciel

Mais revenons à l’atelier. Moi j’ai choisi une feuille bleue ciel. En regardant la feuille intacte, je me demandais de quoi j’allais bien parler. Surtout que le texte devait être terminé en 20 minutes. Ça ne me semblait pas très long puisque je ne savais pas quoi écrire. J’ai fermé les yeux et j’ai pensé au bleu du ciel. Aussitôt j’ai pensé à ses yeux… bleus! Voici mon texte ci-dessous.

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Regarder le ciel

Pour me souvenir de son beau visage, je n’avais qu’à regarder le ciel.

Il arrivait parfois que le bleu lumineux du ciel prenne la couleur exacte de ses yeux. Un bleu outremer léger, pâle avec une certaine langueur, celle d’une douceur sensuelle. Je scrutais souvent le firmament pour retrouver précisément «LE» bleu de ses yeux là-haut dans cet espace immense. Lors de journées ensoleillées, j’associais le soleil à la couleur de ses cheveux tout blond. Quel beau mélange avec ses yeux angéliques.

Aujourd’hui, je me promène en vélo à la campagne et j’ai un ciel magnifique qui m’invite à l’admirer. Ouais! exactement, voilà. Je sais que c’est ce bleu-là, mon bleu du paradis . Je me sens fébrile, excitée, vibrante et amoureuse. J’aimerais tant être avec lui.

Le ciel et le soleil

Pour moi il est le ciel et le soleil à la fois. L’émotion mêlée à la nature qui m’entoure me fait ralentir. Je pédale plus lentement, arrête mon vélo et le dépose sur le côté. Tout en souriant et en prenant une grande respiration : je crie son nom. Du tréfonds de mon âme je l’appelle. Triste, j’ai un bleu sur le coeur. Il n’est pas là et ne reviendra pas, je ne le reverrai plus jamais. Il s’est fondu dans cet azur infini pour l’éternité.

Couleur

En terminant, j’aimerais lire votre histoire. Choisissez une couleur qui vous inspire et allez-y librement. C’est souvent surprenant ce qui va en sortir. Alors surprenez-vous vous-même !

Lequel de vos sens stimule le plus votre imagination ou déclenche des souvenirs?

Écrivainement vôtre

Diane Gingras

COPYRIGHT 2019 Jeter l’encre© | all rights reserved 2019

POUR PATRICK

Tu seras un Homme mon Fils!

«IF» EN ANGLAIS

C’est le titre du poème écrit par Rudyard Kipling en 1910. Il est le parfait exemple de ce qui se passe si on accepte et surpasse les malheurs qui nous tombent dessus trop souvent durant le parcours d’une vie.

EN LETTRES STYLISÉES

Ci-dessous cette traduction en français est celle que je préfère. Peut-être parce que c’est la première et seule version que j’ai connue quand j’avais 16 ans. Aussi parce que c’est fait sous forme de rimes et j’aime bien comment ça sonne à mes oreilles quand je le lis à haute voix.

L’HISTOIRE QUI L’ENTOURE

Alors quand mon fils avait un an j’avais retranscris le poème en lettres stylisées sur un papier format poster.

C’était un grand rouleau de papier. On pouvait écrire ou dessiner au verso de ce «blueprint». Mon père qui érigeait des structures d’acier nous le donnait une fois que le travail était terminé.

FORCE DE CARACTÈRE

Ensuite, satisfaite du résultat, je l’avais collé sur le mur de sa chambre. C’était beau à voir et surtout inspirant à lire. J’aspirais à autant de force de caractère pour lui tout en sachant bien les écueils qu’il devrait affrontés à certains tournants de sa vie.

AUJOURD’HUI

Je vais gagner!

Je suis fière de constater qu’il a su traverser avec brio les tempêtes des sept mers et finalement accoster sur un doux rivage pour savourer une paix bien méritée.

LE POÈME

D’ailleurs il pourrait lire ce poème pour lui comme s’il en avait été l’auteur ou qu’il avait été écrit à son intention.

Voici donc le célèbre poème “If” de Rudyard Kipling (1909) traduit de l’anglais par André Maurois (1918)

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Si tu peux voir détruit l’ouvrage de ta vie 
Et sans dire un seul mot te mettre à rebâtir,
Ou perdre en un seul coup le gain de cent parties 
Sans un geste et sans un soupir ; 

SI…

tu peux être amant sans être fou d’amour, 
Si tu peux être fort sans cesser d’être tendre, 
Et, te sentant haï, sans haïr à ton tour, 
Pourtant lutter et te défendre ; 

SI…

tu peux supporter d’entendre tes paroles 
Travesties par des gueux pour exciter des sots, 
Et d’entendre mentir sur toi leurs bouches folles 
Sans mentir toi-même d’un mot ; 

SI…

tu peux rester digne en étant populaire, 
Si tu peux rester peuple en conseillant les rois, 
Et si tu peux aimer tous tes amis en frère, 
Sans qu’aucun d’eux soit tout pour toi ; 

SI…

tu sais méditer, observer et connaitre, 
Sans jamais devenir sceptique ou destructeur, 
Rêver, mais sans laisser ton rêve être ton maitre, 
Penser sans n’être qu’un penseur ; 

SI…

tu peux être dur sans jamais être en rage, 
Si tu peux être brave et jamais imprudent, 
Si tu sais être bon, si tu sais être sage, 
Sans être moral ni pédant ; 

SI…

tu peux rencontrer Triomphe après Défaite 
Et recevoir ces deux menteurs d’un même front, 
Si tu peux conserver ton courage et ta tête 
Quand tous les autres les perdront, 
A

Alors

les Rois, les Dieux, la Chance et la Victoire 
Seront à tout jamais tes esclaves soumis, 
Et, ce qui vaut mieux que les Rois et la Gloire 
Tu seras un homme, mon fils.

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PLEIN DE SAGESSE

Et vous, connaissiez-vous ce poème au message si puissant et si plein de sagesse ? En avez-vous d’autres à me suggérer? Ou bien un avec lequel vous avez une histoire à raconter?

  J’attends vos commentaires ou suggestions !

Écrivainement vôtre

Diane Gingras

COPYRIGHT 2019 Jeter l’encre© | all rights reserved 2019

POUR OU CONTRE L’AVORTEMENT

AUCUN JUGEMENT

Tout d’abord, par cet article je ne porte aucun jugement. Ce n’est pas moi qui ai écrit «Journal d’un enfant dans le sein de sa Mère» mais j’aurais pu…Lisez jusqu’à la fin et vous comprendrez.

EN 1973

Il y a déjà longtemps de cela, j’ai recopié un texte. Je ne me souviens plus du tout où je l’avais trouvé.  C’était peut-être dans une revue ou à l’école qu’il nous avait été remis. À l’instar de souvenirs anciens, il a refait surface dans ma mémoire suite à la lecture d’un article sur un sujet qui s’en rapproche. Celui d’une fausse-couche en début de grossesse. Il était dans une boîte tout ce temps.  À cet instant, je l’ai devant moi, écrit à la main sur un papier tellement jauni qu’on dirait un manuscrit ancien.

Vieux texte retrouvé

À LA POLYVALENTE

Au secondaire les étudiants avaient été amenés à discuter dans le cadre du cours de sexualité. Nous devions échanger nos opinions et réflexions sur l’avortement.

C’était une bonne prise de conscience à faire à cet âge où tout peut arriver.  Vers le milieu des années 60, l’avènement de la pilule contraceptive avait enfin fait son entrée glorieuse pour contrôler les naissances.  De plus il y avait aussi celle du lendemain qui pouvait déresponsabiliser et atténuer les conséquences.

Le plaisir d’être ensemble

Mais ce n’était pas un cadeau gratuit.  Parce que cela allait changer de beaucoup les moeurs et coutumes sexuelles des adolescents devenus plus libres.  Cependant l’information complète n’était pas divulguée à grande échelle.  Il fallait encore savoir tout ce que cette nouvelle liberté apportait de problèmes.  Ou même les problèmes de santé que l’on encourait. Et ce n’était pas tout à fait une méthode sûre à 100% pour ne pas devenir enceinte.

Donc je vous le présente en le retranscrivant à nouveau ici. Attention coeurs sensibles. C’est touchant, poignant…  Le titre est «Journal d’un enfant dans le sein de sa Mère»

15 octobre

Je suis là

Aujourd’hui je commence mon journal puisque c’est maintenant que commence ma vie. Mes parents ne me connaissent pas encore. C’est normal je suis si petit, comme un grain de blé. Et même si je ressemble à un bourgeon, je suis déjà moi. Oui, je serai un garçon. Plus grand j’aurai des cheveux blonds et les yeux bleus. Avant de voir le jour, de pousser mon premier cri, je suis déjà quelqu’un. Tout est en place, même que j’aimerai les fleurs. Je serai unique. Quelle chance! Je suis le seul rescapé de milliards de combinaisons possibles.

19 Octobre

Près de son coeur

À chaque jour, je grossis un peu mais je ne peux pas encore agir tout seul. Je suis trop petit. Ma mère fait tout pour moi…ou presque. Mais elle ne sait pas encore que je suis là, qu’elle me porte, me réchauffe, me protège. Je suis là tout près de son coeur. Elle me nourrit de son propre sang. Elle est déjà si bonne.

23 Octobre

Ma bouche commence à s’ouvrir. Dans un an à peine, un an! c’est vite passé. Oui, dans un an à peine je saurai rire et ensuite parler. Je sais que mon premier mot sera «Maman».

25 Octobre

Aujourd’hui, j’ai 21 jours. On n’a pas touts les jours vingt-et-un jours. Pour la première fois mon coeur vient de battre tout seul. QUELLE MERVEILLE! À partir de maintenant il va battre toute ma vie, sans jamais de repos et après plusieurs années, il s’arrêtera. Je mourrai.

2 Novembre

J’ai cinq semaines. Je grandis de jour en jour. Ce matin 4 petits bourgeons ont poussés. Ce sont mes bras et mes jambes qui prennent forme. Il faudra du temps encore pour que mes jambes soient assez fortes pour se tenir d’elles-mêmes, dans les bras de ma Maman. Oui aussi il faudra du temps avant que mes bras soient capables de cueillir la première fleur et d’entourer tendrement le cou de Papa.

12 novembre

Le visage de Maman

Des petits doigts sont entrain de se former à mes mains et à mes pieds. C’est drôle comme ils sont petits. Avec eux je pourrai caresser le visage de Maman et mêler ses cheveux.

20 novembre

Aujourd’hui, quel grand jour! Le médecin annonce à mes parents la nouvelle. Je suis là enfin! J’étais tellement seul. J’avais tellement hâte qu’elle le sache. Comme elle doit être heureuse. Moi je le suis avec elle. Dis, Maman, es-tu contente? Es-tu contente?

25 Novembre

Papa et Maman doivent bien se demander comment ils m’appelleront. Ils ne savent pas encore que je suis un petit garçon aimant les fleurs, les oiseaux et le soleil. J’aimerais m’appeler Jacques.

10 Décembre

Mes cheveux poussent. Comme ils sont doux et soyeux! J’ai hâte de connaître les cheveux de ma Maman. J’entends le son de sa voix.

13 Décembre

Plein d’oiseaux et de fleurs

Je peux presque voir même si c’est si noir. Je n’ai pas peur : Maman est là. Quand elle me donnera le jour, ce sera plein de soleil, d’oiseaux et de fleurs. Mais ce que je désire par-dessus tout au monde, c’est de voir ma Maman. Maman, dis à qui ressembles-tu?

27 décembre

Je me demande si Maman entend le murmure des battements de mon coeur. Je fais tellement de rêves. Il y a des enfants qui viennent au monde malades. Mais moi, mon coeur est fort et en santé, il bat régulièrement. Tu auras un fils en santé Maman.

28 Décembre

 Aujourd’hui s’arrête mon journal. Aujourd’hui à 3 mois, Maman m’a tué par son avortement

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Dans mon cas, quand j’ai eu l’annonce de ma grossesse par le médecin, mon coeur s’est tellement rempli de joie. Je croyais qu’il allait exploser. Mais j’avais 17 ans seulement. Donc c’était aussi un choc en même temps. Car ma vie allait changer de direction pour plusieurs années.

Mon fils aura 44 ans bientôt! Lui et sa soeur sont à jamais le bonheur de toute ma vie. C’est pourquoi j’ai dit que j’aurais pu écrire le texte mais que je ne l’ai pas fait. Et avec respect je comprends celles qui prennent cette décision déchirante. Chaque histoire est différente et personne n’a le droit de juger.

VOTRE HISTOIRE

Avez-vous une histoire touchante à raconter ? Partagez-là ici. Aussi donnez-moi votre impression ou votre opinion sur ce sujet délicat dans les commentaires ci-dessous.


Écrivainement vôtre

Diane Gingras

COPYRIGHT Jeter l’encre©2018 | all rights reserved 2018

“VOTRE MEILLEURE ASTUCE POUR APPLIQUER VOS BONNES RÉSOLUTIONS”.

Ma Meilleure astuce

Quand une nouvelle année se pointe, c’est «le temps de prendre de bonnes résolutions». Et pour vous aider, je partage ma meilleure astuce. Celle-là même que j’ai utilisée pour réussir à tenir une promesse du jour de l’an. Je dis bien ma meilleure astuce car je l’ai mise en application il y a de cela plusieurs d’année et je l’ai toujours respectée.

Cet article participe à l’évènement “Votre meilleure astuce pour appliquer vos bonnes résolutions” du blog  Devenez meilleur. J’apprécie beaucoup ce blog. En fait mon article préféré est celui-ci car c’est un excellent article dans lequel Olivier Roland nous explique comment utiliser l’énergie sexuelle pour se fixer des objectifs. Mais aussi et surtout, à faire en sorte que vous arriviez à passer plus facilement à l’action en direction de vos objectifs.

Des promesses…

Droit au but

Un puissant levier

Il n’y a parfois qu’un petit pas entre les promesses que l’on s’est faites et celles qui se réalisent.   L’anti-chambre du Nouvel An devient un puissant levier pour se propulser vers un moi amélioré.  C’est pourquoi il faut l’utiliser quand il est à notre portée.  La chanson québécoise «c’est dans l’temps du Jour de l’An» précise que  :  c’est l’bon temps d’en profiter, ç’arrive rien qu’une fois par année. Oui, un bon temps pour faire quelque chose de bien pour nous-mêmes.

Améliorer sa condition

À priori, le début d’une nouvelle année semble parfait pour se fixer un objectif et prendre une résolution.  C’est là que chacun désire sincèrement améliorer sa condition grâce à cet engagement pris en janvier.   Avec espoir, un vent nouveau souffle sur les jours qui viennent.  Tout cela est très motivant.

Des voeux pieux

De toute manière, à l’aube de chaque nouvelle année, nous ne sommes pas seules à le faire.  Une grande majorité de gens réfléchissent à ce qu’ils aimeraient changer, transformer, corriger.  Assurément cela est très louable.  Par contre, nous savons tous très bien qu’ils deviennent vite des voeux pieux après quelques temps.

Résolution de cette année

Liste de résolutions

Bien sûr toutes les décisions sont bonnes si c’est pour changer un comportement ou se défaire d’un méchant défaut qui vous fait la vie dure. Il suffit de prendre une résolution qui vous plaît et qui serait faisable pour vous. Par exemple dans le lien ci-dessous, j’ai trouvé une grande liste de résolutions intéressantes. Parfois drôle à lire, cette liste touche tout de même des points sensibles qui rejoignent plusieurs d’entre nous.

Survivent aussi année après année, les résolutions les plus populaires mais aussi les plus difficiles à tenir qui sont d’arrêter de fumer, de consommer de l’alcool, de perdre du poids, de faire de l’exercice, ne pas se ronger les ongles, etc.

Non pas du tout facile quand on se donne l’impression de se couper d’un plaisir. À part ça même quand on sait qu’il pourrait améliorer notre santé, voire même notre vie en entier. Ça rend fou et devient un paradoxe inextricable et incompréhensible pour notre mental dépité.

L’astuce qui a marché

Vous aimeriez connaître LA bonne astuce qui a marché pour me permettre d’arrêter une habitude nuisible à ma santé. Vous l’attendiez, alors plongeons tout de suite dans le vif du sujet.

Non Merci !!

Dans cet esprit et avec fierté, je vous présente « Ma meilleure astuce». Je vous donne le truc qui a fonctionné pour moi. Celui qui m’a aidé à arrêter de fumer. Et si vous êtes sérieux dans votre décision, soit de ne plus fumer ou autre, ça pourrait marcher pour vous aussi. Il vous suffira de l’adapter à votre personnalité.

Un geste compulsif

Tout d’abord, arrêter un geste compulsif de ce type est super difficile à faire. Dans mon cas c’était un calque de ce que j’avais vu depuis mon enfance. À ce moment, il me semble que tout le monde fumait. Pendant cette Révolution tranquille, s’y adonner était dans la norme. Et dire que c’était même cool. Malheureusement, c’était quand même un fléau et monnaie courante pour hommes, femmes et adolescents. De plus, les gens s’en emplissaient les poumons en dépit des études qui démontraient déjà les effets néfastes à long terme. Mais une fois rendu là, pris dans ce cercle infernal, on avait peine à croire qu’on pourrait écraser pour de bon sans l’aide d’une intervention céleste.

Deux paquets par jour

On écrase

À cette époque, je consommais deux paquets de cigarettes par jour. C’est donc dire que je les enchaînais pratiquement une après l’autre. Quand j’y repense c’est avec horreur. De ce fait, casser la tétine de goudron pour de bon était presque inimaginable pour moi. Tout en me faisant croire toutes sortes de mensonges, je continuais à fumer pour me désennuyer, me donner du plaisir, faire comme les autres….

Pourtant, 18 mois auparavant j’avais été capable d’arrêter pour une première fois pendant six longs mois. Je me savais donc capable de le faire encore. Mais la question était pour combien de temps. De plus, sachant à l’avance par quoi j’allais passer, je ne voulais pas du tout vivre ce sevrage à répétition. Quoiqu’il en soit et compte tenu de ma précédente réussite, j’ai décidé d’essayer de le faire seule et par mes propres moyens.

Image mentale dégoûtante

À vrai dire, et aussi simple que ça, ce qui m’a aidé c’était de tout simplement penser à une image dégoûtante mais bien particulière. Quand je la rejoue maintenant et pourtant après tant d’années, un haut-le-coeur s’installe toujours encore dans le creux de mon estomac. C’est si fort, si puissant que jamais je ne pourrais recommencer à fumer.

Donc à cette période conformément à tous les enfants de deux ans, mon fils mettait la main sur tout ce qui lui était accessible. Il en profitait pour se porter aussitôt les objets dans la bouche. Mais l’évènement le plus répugnant et repoussant pour moi est survenue quand il a réussi à plusieurs reprises à se remplir la bouche des mégots refroidis du cendrier du salon!

Pour tout dire, cette image me faisait presque vomir quand je le voyais la bouche emplie de cendre et de bouts de cigarettes grillées collées sur son joli petit visage. En plus j’avais beaucoup de misère à lui enlever cette saleté car il la mâchouillait allègrement. YARK!

Le déclic

À ce moment précis, une idée a jailli. Un déclic s’est fait : «Tiens voilà une image à utiliser pour arrêter de fumer». Et à tout prendre, aussi une très bonne idée pour la santé de mon enfant.

Plan complet

Pour mettre en place mon plan complet, j’ai imaginé et élaboré une progression obligatoire entre le moment où je voudrais fumer et celui où je fumerais finalement si je persistais assez fort. En bref vous devinez que je ne voulais pas me rendre jusqu’à ce point chaud. Plus que jamais, j’étais prête à implanter mon programme de manière drastique et militaire.

ÉTAPE 1 : J’ai enroulé 50 élastiques dont 25 sur un sens et 25 dans l’autre, tout autour de mon paquet de cigarettes. Quand le besoin de fumer se présentait, je devais enlever chaque élastique un par un tout en me demandant si j’avais vraiment envie tant que ça de fumer. L’idée générale était de ne pas me rendre à cette étape-là. De cette façon, je me conscientisais tout en transformant mon geste automatique en une action bien réfléchie.

ÉTAPE 2 : Si toutefois je me rendais jusqu’à vouloir mettre la cigarette dans ma bouche, je devais la mâcher moi aussi comme mon fils et seulement ensuite je pourrais en fumer une bonne.  Le but final était vous avez compris d’être dégoûtée au point de repousser le besoin de fumer à plus tard.

ÉTAPE 3 : En tout dernier lieu, si par malheur et que malgré tout je me rendais à cette ultime étape, je devais revoir en boucle l’image dégueulasse de la belle petite bouche rose de mon fils maculée par les immondes clopes pendant qu’il les mangeait.

Réel succès

En conclusion, cette expérience a été un réel succès. J’ai réussi à stopper ma dépendance sans même dépasser la première étape. En somme, une fois imprégnée et bien enregistrée, cette image peut définitivement tourner en boucle sur demande. Elle est très puissante pour moi. Elle me parle avec tant d’émotions. Bien sûr arrêter pour de bon, a tout de même pris quelques semaines. Heureusement c’est devenu chose du passé, enfoui bien loin dans mon subconscient avec la photo du mangeur de mégots.

À vous de jouer

En guise de conclusion, je vous dis : «À vous de jouer». Prenez de bonnes résolutions pour votre bien-être personnel.

Voyez si c’est réaliste maintenant pour vous à atteindre. Aussi demandez-vous si c’est bien ce que vous voulez et pourquoi.

Finalement, mettez le maximum en oeuvre surtout en utilisant votre fertile imagination à bon escient comme je l’ai fait intuitivement ici ainsi que dans cet article sur l’imagination. Dans le fond, vaut mieux essayer et échouer que de ne rien faire du tout. On ne sait jamais quand ça va marcher ni même qu’est-ce qui déclenche vraiment le processus vers le triomphe espéré.

BONNE ANNÉE !


Écrivainement vôtre

Diane Gingras

COPYRIGHT 2018 Jeter l’encre© | all rights reserved 2018