Deux aides extérieures

Deux aides extérieures

avril 16, 2019 4 Par Diane Gingras

Deux coachs

Plan d’actions

Ces dernières semaines, j’ai reçu de l’aide de deux personnes dans des secteurs différents. Tous les deux m’ont grandement aidée dans l’avancement de mes projets.

ATELIERS D’ÉCRITURE

À coeur ouvert comme celui d’un enfant

Je vous présente Sarah Bigourdan coach d’écriture et auteure du blog prêt-a-ecrire.org. Les six samedis matins de rencontres d’écrivains ont perfectionné ma façon d’écrire. Cette jeune femme m’a tenue savamment par la main à travers nos rencontres. Nous étions 5 femmes et un homme. Sarah savait avec doigté comment nous conseiller ou nous corriger. Suite à cette expérience j’ai réalisé que j’avais besoin d’aide, d’un petit coup de pouce. Je suis plus confiante maintenant que j’ai les bons outils pour écrire mon roman.

DÉVELOPPEMENT PERSONNEL ET PROFESSIONNEL

Un bon coach croit en nous

Mon coach développement, lui est intervenu pour m’aider à souffler au loin les nuages recouvrant mon projet d’écriture. J’ai bénéficié de la puissance de sa séance de coaching professionnel. Nous avons discuté de ce que je veux et de ce qui important pour moi. La confusion a fait place au plaisir de voir avec précision. Je comprends que je dois garder le focus si je veux atteindre le but de publier mon roman. De plus, les prochains articles de ce blog raconteront mon parcours de l’écriture à la publication de mon premier roman. Je ferai d’une pierre deux coups. Je vais écrire des articles utiles qui nous feront progresser ensemble. Fortes des précieux conseils de mon coach, je me sens plus légère et mieux outillée. Ce qui fait que j’ai le goût de partager ce nouveau départ avec vous, mes lecteurs.

Mon roman est terminé et je le réécris avec mes nouvelles connaissances de composition. Est-ce que ça vous tente d’en savoir plus ? Ci-dessous je vous présente un partie d’un chapitre.

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La rue Henri-Julien est déserte…

et la nuit déjà bien installée.  Un homme seul marche sous la pluie.  Des gouttes coulent le long de son nez. Il relève la tête et regarde devant lui en s’essuyant du revers de la manche.  Un éclair transperce le ciel d’automne.  Il cligne des yeux et rajuste son capuchon qui claque au vent.

« J’adore les orages.»

Il presse le pas et boite un peu plus.  Un coup de tonnerre déchire le silence.  Il sursaute et d’un geste rapide replace son sac à dos.  Un des lampadaires clignote et s’éteint.

Il plisse les yeux en mettant sa main gauche au-dessus et fixe un point à travers la pluie qui redouble d’ardeur.  Une silhouette féminine marche vers le coin de rue.  Elle est à quelques mètres de lui.

Une Camry blanche passe…

et l’éclabousse.  La dame le regarde et porte sa main à sa bouche.  Le passant lève le poing en direction de la voiture et crie dans le vide.

« Hostie de chien sale.»

Les essuies-glace battent la cadence.  La conductrice donne du gaz et tourne à droite à l’intersection. L’homme s’arrête un moment et secoue ses vêtements.

Un chien jappe…

à l’étranger. Sur le porche une lumière s’allume.  Sa maîtresse regarde par la fenêtre.

« Rex, bon chien.  Ça va, il n’y a pas de danger, ce n’est qu’un passant.»

La vieille dame flatte le berger allemand qui branle la queue. Elle referme les rideaux.  Il est 20 :30.  La pluie diminue peu à peu.

Elle fronce les sourcils et se dirige dans la pièce à côté.   Par la fenêtre de côté elle examine qui peut bien marcher par un temps pareil.

« Claude, c’est l’homme avec un manteau gris et un sac à dos que j’ai vu deux fois cette semaine.» 

« Jocelyne arrête d’écornifler les voisins.»

Insultée, son visage rougit. Elle hausse les épaules et d’un pas vif retourne s’asseoir dans le salon pour regarder son émission de télévision.

La Camry blanche passe sur la rue. Le feu de circulation est au vert. Cette fois la voiture tourne à gauche.  Derrière son volant la dame reconnaît celui qu’elle vient d’éclabousser.  Il est 20 :34

Son nez coule, il renifle, tourne la tête et cherche du regard. En quelques secondes un sourire éclaire son visage et dévoile deux dents manquantes.  Il tend l’oreille.  Le son des talons hauts de la femme au manteau beige est moins rapide.  Sa langue pointant vers sa lèvre supérieure, il lèche le contour de sa bouche.  Il ferme les yeux et respire profondément.  Une veine sur son coup grossit et laisse voir son pouls qui s’accélère. Tout en glissant la main droite dans sa poche, un sourire en coin se dessine. Un grand frisson le parcoure en approchant le manche du couteau près de son sexe.

La jeune femme est devant…

le 6348 et tourne la tête. Un bruit attire son attention.   Un homme traverse la rue. Leurs regards se croisent. L’homme a les yeux rouges comme de la braise. Une fraction de seconde et le visage de la femme blêmit.  Elle renfonce sa tête en portant la main à sa gorge pour fermer son col de manteau.

La clé dans la main, elle monte en vitesse l’escalier extérieur vers son appartement et débarre la porte d’entrée en tremblant.  L’homme prend une photo avec son cellulaire pendant qu’elle a le dos tourné.

Le cou tendu elle surveille les alentours sans bouger la tête.  Ses yeux vont et viennent de chaque côtés.  Ses mains tremblent encore plus.  D’un geste rapide elle referme la porte qui claque derrière elle et coince le pan de son manteau.  Elle tire dessus avec force et il se déchire.  Essoufflée, le cœur battant à tout rompre, elle regarde le bout de tissu qu’elle tient dans ses mains glacées, vides de sang.  Le visage crispé et les yeux fermés, elle s’appuie dos contre le mur froid du hall d’entrée.  Elle frissonne. Après plusieurs respirations saccadées, elle ouvre les yeux. 

Les jambes tremblantes, elle avance vers le rideau du salon, retient sa respiration et l’entrouvre du bout des doigts.  Son visage se détend, il n’est plus là.  Elle desserre sa mâchoire, relâche les épaules et s’effondre sur le divan en expirant avec bruit.

Une alarme sur son cellulaire…

la fait sursauter. C’est l’heure de sa pilule. Elle la cherche dans son sac et la met dans sa main. De l’autre main elle prend son cellulaire et compose le numéro de son amie Julie. Il sonne longtemps sans réponse. Son petit fauve miaule, elle le regarde. Il vient se placer contre elle en ronronnant. Elle ferme la ligne et dépose le cellulaire sur la table du salon.  Ses doigts glissent dans la douce et chaude fourrure rousse.  En prenant la petite tête poilue de l’animal entre ses mains, elle lui parle tout bas.

« Allo toi, viens ici me rassurer.  Tu sais que je n’aime pas ça quand Ronald part en mission étrangère et que je reste seule à la maison.»

L’animal lui répond en lui lèchant la main.  La langue rugueuse du félin chatouille sa peau et la fait sourire.  Après avoir passé quelques minutes pour accueillir sa maîtresse, le gros minou retourne dans son coin pour dormir comme un pacha.

Sur le balcon arrière…

l’homme regarde par la fenêtre de la cuisine dont les rideaux sont ouverts.  Sa main glisse le long du contour de la fenêtre et ses gants de cuir s’accrochent dans un clou qui sort. L’air frais du soir est rempli de relents de déchets de la ruelle et les chiens jappent entre eux.

« Maudite femme ! Je viens de déchirer mes gants préférés, marmonne-t-il entre ses dents.»

Il s’étend par terre sans faire de bruit et rampe vers la porte d’entrée.  Un bruit qui vient d’en-bas le fait sursauter.  Le ciel est gris foncé, il fait noir. La pluie a cessé.   L’homme retient son souffle et reste sans bouger.

Dans la cuisine, elle fait couler un verre d’eau pour prendre sa pilule. Le chat miaule devant la porte.

« Oui, tu as raison, je vais regarder par la fenêtre.»

Le visage crispé, elle avance vers la porte.   Ses yeux scrutent le balcon. Elle allume la lumière, l’ampoule est brulée.

« Misère, J’ai encore oublié de remplacer l’ampoule.»

Tout en poussant un grand soupir…

elle entrouvre la porte pour laisser sortir le chat.

« Tiens Pacha va faire un petit tour dehors.»

Le chat miaule et sort lentement.  Aussitôt un pied se pose dans l’espace libre suivit d’une main.  Pétrifiée elle n’a pas le temps de crier ni de réagir.  L’inconnu se jette sur elle et lui cache la bouche et le nez avec un coton imbibé de chloroforme.

Un bruit de porte qui claque. Le jeune homme dans la ruelle tourne la tête en regardant à droite et à gauche. Il hausse les épaules et continue son chemin. Le vent se lève, une bourrasque soulève les feuilles sans vie. La pluie reprend drue comme des clous.

Le cellulaire sonne dans le salon. L’écran affiche un appel de Julie. Le chat miaule seul devant la porte fermée.

Il est 20 :56

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La fin du chapitre va changer car je veux planter plus d’indices et d’informations pour mon lecteur. À suivre…

Peut-être avez-vous une idée à me proposer sur le déroulement, le début ou la fin du chapitre ? Vous êtes les bienvenues

Écrivainement vôtre

Diane Gingras

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